Deux Maîtresses et deux chiens


Mademoiselle Ava Swann m’a convoqué dans sa maison du sud de la France où elle recevait une amie dominatrice. J’étais très impatient d’être durant trois jours le domestique de ces deux déesses et avait immédiatement posé mes ultimes jours de congès. Maîtresse Elise, venue de Genève était plus agée qu’Ava Swann, mais par son allure hautaine et sa réputation d’extrême sévérité, me faisait forte impression. Ma maîtresse avait éxigé que j’obéisse également à tous les ordres que pourrait me donner son amie et accepte qu’elle me punisse selon ses désirs. Tout ceci ne me tracassait pas, bien au contraire. La seule chose qui me gênait pour la servir était la présence permanente de son petit chien Rusty à ses côtés qui me semblait stupide et peu soumis, puisqu’il allait partout et me gênait lorsque je faisais le ménage.

Les deux dominatrices avaient remarqué mon hostilité au petit animal, et elle décidèrent de m’humilier en me faisant mener la même existence que lui, les corvées et les punitions en plus : En dehors des longues heures consacrées au ménage, il m’était interdit de me tenir debout. Seules les positions à quatre pattes, couché et à genoux m’étaient autorisées. Nous étions promenés en même temps dans le jardin et la cour, bien entendu tenus en laisse par chacune de nos maitresses; obligés de prendre des objets dans ma bouche pour les ramener servilement à leurs pieds. Nous devions manger dans deux écuelles identiques, les mêmes restes des repas de la veille et les mêmes croquettes Bio. La nuit, nous étions tous deux enfermés, la laisse au cou dans le garage dépourvu de tout confort.

Une nuit, Rusty aboya à cause d’un bruit extérieur et réveilla toute la maison. Maitresse Elise ouvrit la porte du garage et calma son petit canidé avec des caresses. Lorsque Mademoiselle Ava Swann arriva, son amie prétendit que l’aboiement était de ma faute puisque j’avais sans doute fait peur à son chien dans le noir; qu’il ne pouvait y avoir d’autre raison. Contester les propos d’une telle dame était inutile et avec un sourire triomphal, la sévère dominatrice clama que j’allais me souvenir longtemps de la séance de fouet à venir. Des semaines plus tard, la simple évocation de cette nuit intense, par la souffrance mais aussi par le plaisir d’être si bien dominé, me donne des frissons.

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